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Virginia Magallanes - My Blog
La négociation sur la dette grecque en passe de faire exploser le système politique du pays
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La Troïka (Commission européenne, FMI, BCE) a imposé la Grèce de baisser radicalement le salaire minimum en vigueur dans le secteur privé, de 15 20%. Une réforme contre laquelle le pays pourrait bien se révolter activement en refusant les décisions prises par ses gouvernantsMais enfin suicidez-vous une bonne fois pour toutes Messieurs les politiciens grecs ! La phrase paraîtra un peu exagérée, mais en juger par ce qui filtre des négociations entre le gouvernement grec et la Troïkades créanciers chargée de préparer un second plan d’aide aux finances publiques du pays, on n’est pas loin de ce genre de scénario. En effet, la troïka demande, non seulement que le pays engage toutes les réformes promises depuis le printemps 2010 (privatisations par exemple), mais aussi en introduise de nouvelles. La plus spectaculaire est sans doute cette demande – qui avait été d’abord été formulée mezza voce il y a quelques mois déj -, mais qui est maintenant devenue apparemment des plus officielles de baisser radicalement le salaire minimum en vigueur dans le secteur privé, de 15 20%. On se trouve toujours dans la même logique depuis le début de la crise : en change fixe comme dans la zone euro, pour regagner vite de la compétitivité, la seule solution pour un pays est de diminuer la rémunération nominale du travail. Et, comme Keynes l’avait bien montré dès les années 1920, rien n’est plus propice aux mobilisations des salariés. On comprendra du coup aisément que les demandes européennes passent plutôt mal auprès des trois partis politiques grecs au pouvoir (PASOK, Nouvelle Démocratie et LAIOS), et qu’ils prennent le temps de la réflexion. Jusque l , il s’agissait de diminuer les avantages de certaines catégories de la population (retraités, fonctionnaires, professions protégées, etc.) souvent d’ailleurs les clientèles du PASOK ou de Nouvelle Démocratie, et d’augmenter la ressource fiscale en mettant des limites la fraude, ce qui laissait encore la (...)
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| February 7, 2012 | 9:03 AM |
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Moscou et Pékin couvrent les atrocités en Syrie
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La Chine et la Russie encouragent le régime syrien massacrer davantage. En soi, c'est évidemment une position condamnable, mais il est aussi vraisemblable que ni Moscou ni Pékin n'y gagneront quoi que ce soit, au contraire. En Europe, aux Etats-Unis, en Asie et plus encore dans le monde arabe, les réactions étaient unanimes ce week-end : personne ne comprend ni n'accepte le double veto, samedi 4 février, des Chinois et des Russes au Conseil de sécurité de l'ONU. Il ne s'agissait pourtant que d'un texte symbolique sur la situation en Syrie. Le Conseil se bornait dénoncer la violence de la répression que le régime de Bachar Al-Assad déploie contre une révolte populaire sans cesse plus étendue. Le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, citait récemment quelques chiffres : 6 000 morts, dont 384 enfants ; 15 000 prisonniers ; plus de 15 000 réfugiés politiques. En onze mois. Sans parler de l'usage de la torture grande échelle, pratiquée avec une sauvagerie particulière. Quelques heures avant le veto sino-russe, le régime de Damas avait fait tirer l'arme lourde sur la ville de Homs - dans le centre du pays -, dont certains quartiers sont aux mains des rebelles. Le bilan serait de plus de deux cents morts, touchés par des obus de mortier sur la place centrale de la ville. La résolution du Conseil de sécurité tenait compte des objections russes et chinoises. Ni de loin ni de près, elle n'évoquait la nécessité d'un changement de régime Damas, comme le réclame la Ligue arabe. De même le texte ne disait rien des ventes d'armes la Syrie, au moment où Moscou signe de nouveaux contrats avec le gouvernement de Bachar Al-Assad. Les treize autres membres du Conseil ont voté cette résolution. C'est notamment le cas de l'Inde, de l'Afrique du Sud et du Pakistan, qui brisaient ainsi le front habituellement uni des pays émergents l'ONU. En accédant aux demandes de Moscou et de Pékin pour atténuer le (...)
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| February 7, 2012 | 8:57 AM |
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Ben Gazzara, dernière tournée
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Gena Rowlands doit se sentir bien seule. Depuis la mort de Ben Gazzara, vendredi, des suites d’un cancer du pancréas New York, l’actrice américaine est la dernière survivante d’une des plus belles aventures du cinéma américain. Celle de John Cassavetes, mort en 1989, de Peter Falk, disparu l’an dernier, et donc de Ben Gazzara. Ces fils d’immigrés formaient le trio de Husbands, tourné par Cassavetes en 1969. Surtout, ils étaient, avec la belle Gena, un clan d’irréductibles, qui donnèrent l’exemple suivre aux cinéastes des générations suivantes. A propos de Husbands, Ben Gazzara disait que le film lui avait «sauvé la vie». En 1968, l’acteur vient de rompre avec la célébrité en abandonnant le rôle de Paul Bryan, l’avocat de la série télé Run for Your Life. «Ça m’a très vite porté sur les nerfs», racontait-il Libération en 1995. C’est cette époque que Cassavetes lui propose Husbands.«John me dit qu’il partait en Italie pour tourner un film de gangster avec Peter Falk et, qu’ son retour, il espérait avoir trouvé l’argent.» Quelques mois plus tard, Gazzara se rend Prague pour tourner le (laborieux) Pont de Remagen de John Guillermin et découvre, un matin, les chars russes dans la capitale tchécoslovaque. Cassavetes lui téléphone : «Ne te fais pas tuer, j’ai trouvé l’argent.» La production se replie sur Rome, où Gazzara retrouve Cassavetes et Falk. Les répétitions commencent, leur amitié avec. «John créait un environnement de liberté où l’on pouvait trouver des trucs nouveaux. Il aimait bien vous tirer de vos habitudes, vous sortir d’un jeu trop structuré. Pendant le tournage, nous sommes devenus les trois meilleurs amis du monde et ça a été un crève-cœur de se séparer.» «Rêves». Dans les années qui suivent, ils se retrouveront pour d’autres films de Cassavetes, notamment pour l’un des meilleurs rôles de Gazzara dans Meurtre d’un bookmaker chinois. Il y est Cosmo Vitelli, patron d’un strip-club miteux de Sunset Boulevard, contraint de liquider un chef de (...)
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| February 7, 2012 | 8:51 AM |
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